A) La petite fille qui n’avait pas peur de la mort

A) La petite fille qui n’avait pas peur de la mort

Il était une fois une petite âme, heureuse et aimée, qui vivait au sein de l’univers. Dans cet ensemble hors du temps et de l’espace ou règnent l’amour, la paix et la connaissance.

Un jour cette petite âme décidât de revenir sur Terre. Pour une nouvelle expérience. Mais cette fois, elle avait décidé de choisir une vie de paix. Pas de guerre, pas de torture, pas de maladie… non, non, non, cette fois, elle voulait de la douceur, et profiter, enfin, d’une belle vie d’expérimentation dans le corps physique nécessaire à une incarnation terrestre.

Une fois son planning fait, et toutes les expériences de vie choisies, elle allât se promener, en se disant qu’elle avait bien le temps de se préparer. Mais cette petite âme était rêveuse, et sa promenade dura plus longtemps que prévu, car elle s’arrêtait dès qu’elle trouvait une âme-ie, ou quelque chose d’intéressant à voir… et je peux vous promettre que là haut, ça ne manque pas….

Alors quand elle reçut l’information du départ, au détour d’un nuage, elle fut prise de court. Comment ? Déjà ? Mais, je ne veux pas y aller comme ça, c’est trop tôt, c’est…. C’est fait !

Comment ça, c’est fait ? Non, non, non, criait cette petit âme… je n’ai pas choisi.

Mais cette petite âme s’est vite rendue compte que son refus de choisir n’avait pas empêché les choses. Car elle était bien en train de s’incarner. Dans cet espace trop sombre, trop petit, trop…. Trop aimée ? Ah non, ça, ce n’est pas possible, on n’aime jamais trop. Alors là, elle a reconnu la lumière, dans le ventre de maman, qui parle doucement. Dans la voix de papa, qui gronde comme un tambour. Ces voix mêlées qui l’attendent, déjà.

Alors cette petite âme est prise au piège, car maintenant elle voudrait bien choisir de venir, complètement, entièrement. Mais le moment du choix est passé, et elle est un peu coincée. Car son non choix lui a laissé la tête dans le Ciel.

Elle sait, cette petite âme, que la vie sur Terre n’est qu’un passage, une expérience. Que le monde au délà des illusions est beau, et grand. Et que chaque âme y a sa place.

Elle a du mal à faire passer le message sur Terre, car elle n’est pas assez posée sur le sol. Elle a du mal à comprendre les humains. Mais elle est aimée, ici aussi.

Alors cette petite âme observe, beaucoup. Elle grandit. Elle apprend. Elle adore apprendre. Ça lui rappelle les océans de connaissance du Ciel. La douceur des apprentissages. La curiosité.

Elle voyage. Dès qu’elle peut. Elle aime les rencontres, les différences, les autres. Elle se sent petite parfois, si petite, mais aussi tellement reliée à quelque chose qui la dépasse.

Comme elle est tiraillée entre le Ciel et la Terre, elle ne peut pas unifier sa conscience et vivre pleinement l’expérience. Mais elle fait de son mieux. Elle essaie. Elle s’écoute. De temps en temps. Elle aime les belles choses, la nature, les arts. Mais aussi les techniques, les Hommes, et l’histoire.

Mais il y a une chose qu’elle sait, au milieu de tous ces doutes et de toutes ses interrogations. Elle sait qu’elle va mourir. Un jour. Peu importe quand et où. Cette certitude, c’est le cadeau de cette petite âme. Le bout du Ciel qu’elle a gardé toutes ces années, et qu’elle partage aujourd’hui.

Car la certitude de mourir, c’est la certitude d’être accueillie à bras ouverts lorsqu’il sera temps pour elle de quitter la Terre. De retrouver douceur, amour, paix et bienveillance.

C’est laisser de côté l’illusion terrible de la peur. Car la peur se nourrit d’elle-même. C’est tellement effrayant que d’être une âme, échappée de cette conscience universelle et collective, belle, immense et intense.

C’est tellement beau d’être une âme. Libre, belle et heureuse. Aimante et aimée. Immense et irréelle autant que précise et personnelle.

Aujourd’hui vous qui lisez cette histoire, prenez un moment pour sentir avec elle la légèreté de cette fin de vie. Observez et accompagnez la peur, la souffrance et la séparation, pour voir enfin juste la porte qui se présente. Celle que vous ouvrirez quand le moment sera venu. En vous rappelant le message de cette petite âme qui n’avait pas peur de la mort.

Yllae la petite fille qui n'avait pas peur de la mort

 

Pour ceux qui le souhaitent, je vous propose ci-dessous un petit exercice pratique pour changer votre regard sur la mort, et sur la vie. Avant toute chose, soyez toujours bienveillant. Accueillez vos sensations et vos émotions pour leur donner la place d’exister, sans vous submerger.

Etape 1) Prenez une feuille de papier, dans le sens horizontal, sur laquelle vous allez faire 3 colonnes. Le titre de la 1ère colonne est « j’ai peur de », le titre de la 2ème colonne est « je regrette de » et le titre de la 3ème colonne « je suis heureux(se) de ».

Etape 2) Hypothèse A : Vous allez mourir demain. Ce n’est ni négociable, ni modifiable. Complétez les 3 colonnes avec tout ce qui vous vient à l’esprit pour chacune d’elles. Prenez le temps de réfléchir, d’écrire et d’observer ce que vous apprenez sur vous-même.

Etape 3) Prenez 2 feutres ou crayons de couleur, et entourez, dans ce que vous avez écrit, ce qui vous concerne vous, directement avec une couleur, et ce qui concerne quelqu’un d’autre avec la 2° couleur.

Etape 4) Prenez une 2° feuille de papier, et refaites les 3 colonnes. Avec les mêmes titres. Hypothèse B : quelqu’un qui vous est proche va mourir demain (parent, conjoint, enfant, frère ou sœur… ). Choisissez la personne qui compte le plus pour vous. Complétez à nouveau les 3 colonnes, sur le même principe que précédemment. A nouveau, observez ce que cela vous apprend sur vous-même.

Etape 5) Prenez une 3° feuille de papier. Sur celle-ci, faites 2 colonnes. Le titre de la 1ère colonne est « ce que je fais pour être en paix avec moi », et le titre de la 2ème colonne « ce que je fais pour être en paix avec les autres ». Hypothèse C : Vous n’allez pas mourir demain, et vous pouvez modifier votre manière de faire les choses. Parfois de petites choses au quotidien, pour modifier l’équilibre de ce que vous avez noté sur les premières pages. Notez sur cette feuille, dans chaque colonne, ce que vous voulez faire pour être plus en paix avec vous-même et avec les autres. Ce qui compte ce n’est pas le regard des autres, où la bienséance de vos réponses, mais votre propre regard sur vous-même, et la sincérité de vos actions.

 

Texte, illustration et exercice : Sandrine BESSON, Yllaé

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2 réactions au sujet de « A) La petite fille qui n’avait pas peur de la mort »

  1. Ton article est très joli Sandrine, et tes idées d’exercices super intéressantes ! Je ne sais pas si j’ai toujours peur de la mort maintenant. Avant oui, clairement, toute la période de ma vie ou je ne vivais pas pour moi mais pour le regard des autres, de la société, pour satisfaire les attentes de mes parents, j’avais peur de la mort. Le rapport tu me va dire ? et bien parce que je n’avais encore pas commencé à VIVRE MA VIE, alors forcément j’avais peur de mourir avant d’avoir commencer à la vivre !! Maintenant que je vis chaque minute de ma vie pleinement comme si tout pouvait s’arrêter demain, je n’ai plus peur. J’ai envie qu’elle continue encore longtemps et longtemps parce que j’ai plein d’amour à transmettre encore, mais elle m’a déjà tellement fais vibrer cette vie que j’en suis déjà très reconnaissante 🙂

    1. Bonjour Delphine et merci :-). Tu as tout à fait raison, lorsqu’on vit notre vie au présent, sans regrets et sans attentes, tout prend une nouvelle place… Celle de l’harmonie et de l’équilibre, et à ce moment là, la lumière est avec nous et la peur disparaît…

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