Comment éviter les approximations dans sa vie

Comment éviter les approximations dans sa vie

Aujourd’hui j’ai volontairement choisi un titre un peu long pour cet article, car j’aimerai vous parler d’une situation commune, que la plupart d’entre nous ont vécu, vivent encore ou vivront (voire les 3 à la fois), le « ça ira bien comme ça » et autres expressions liées (c’est temporaire, je le ferai plus tard / quand j’aurai le temps…).

On se rend rarement compte de l’importance de ces quelques petits mots qui visent à enfermer nos rêves, nos envies et nos intuitions dans un « ce n’est pas possible, alors fais avec ce que tu as » ! Et il est important de noter dès le début de cet article, que si cela nous est parfois imposé par l’extérieur (famille, amis, boulot, société), c’est encore le plus souvent nous-mêmes qui nous imposons ce diktat infernal.

Pour terminer cette introduction, prenez quelques secondes pour visualiser un exemple du « ça ira bien » ancré, c’est comme avoir un petit caillou dans sa chaussure, en permanence. Et se dire, je ne vais pas très loin, il ne me gêne pas beaucoup, il faudrait que je défasse ma chaussure, mais je n’ai pas le temps…. Alors on avance, avec ce caillou. On fait toute la randonnée avec ce caillou. Au bout du compte, on a mal au pied (et peut être ailleurs si on a compensé par une mauvaise posture), ça peut aussi avoir malmené la chaussure, et tout ça pour éviter de perdre quelques secondes au départ…

 

Aparté général sur les problèmes de temps, de budget ou de « compétences »

Ce sont les excuses les plus courantes, et qui nous paraissent excellentes, tant que c’est notre mental (la partie logique de notre cerveau) qui réfléchit. Car lui il connaît bien les contraintes de temps, de budget et nos limites physiques, il passe d’ailleurs pas mal de temps à nous faire part de nos insuffisances, et à nous expliquer comment faire sans ce qui nous fait envie… Et plus il a d’entraînement, plus il est redoutable à cet exercice…

Tout est une histoire de priorités et de confiance. Certaines choses prennent quelques minutes (il peut être plus long de sortir l’escabeau que de changer l’ampoule), et sont peu couteuses. Pour d’autres, vous aurez peut être besoin de temps pour acheter la peinture ou un nouveau vêtement, mais vous gagnerez toujours à acheter la couleur ou la forme qui vous convient, et à ne pas « brader » vos rêves sous prétexte qu’ils sont trop grands pour vous.

Toutes les listes qui suivent sont bien entendu indicatives, et sont à personnaliser suivant VOUS, qui vous êtes, qui vous voulez être, bref vos caractéristiques uniques d’être humain. Il peut aussi arriver que certains éléments que j’ai classés en facile vous semblent difficiles (ou l’inverse), ne vous arrêtez pas à ça. Changez le classement, et prenez les actions nécessaires. L’objectif de cet article est d’attirer votre attention sur les « petites » choses qu’on peut faire pour améliorer notre vie, et qui ne sont souvent pas si anodines, car elles préparent les autres !

 

 

Les « ça ira bien comme ça » et leurs équivalents dans notre quotidien (= ceux qu’on peut régler facilement)

Ce sont les plus insidieux, car en général on se dit que « ça n’a pas d’importance et ce n’est pas prioritaire ». Alors ok, oui, personne ne va en mourir, mais ça peut tout de même avoir son importance. Car si vous n’arrivez pas à régler les petits trucs qui vous pourrissent la vie au quotidien, comment voulez-vous vous faire confiance pour les grandes étapes (trouver un compagnon / une compagne, avoir le job de vos rêves, changer de maison…) ???!

– les portes qui grincent, les tables ou chaises bancales, les ampoules à changer, trouver un joli coussin pour ce fauteuil… : toutes ces petites choses qui prennent peu de temps, mais qui s’entassent car elles ne sont pas prioritaires -> prenez un engagement envers vous-même. Pour les nouvelles petites choses, réglez les au fur et à mesure qu’elles apparaissent, et fixez vous un planning pour rattraper au fur et à mesure celles qui sont en attente (1 / semaine par exemple), à vous de fixer le rythme, mais vous devez voir régulièrement cette liste diminuer

– les portes qui ne ferment pas bien, la peinture ou le papier à changer, un meuble à acheter… : c’est un peu plus contraignant, en terme de compétence, voire de budget, mais si vous l’intégrez comme une priorité dans votre vie, vous trouverez des astuces (échange de services, achat d’occasion…) ou des moyens pour y arriver (économies sur plusieurs mois…)

– les massifs non désherbés, les pots de fleurs sans fleurs, les arbustes non taillés… : SI (et seulement si) vous aimeriez que ce soit différent, agissez ! Par petite touche. Prenez 1m² de massif, et nettoyez le. N’arrachez pas 2-3 herbes par ci par là, ça ne se verrait pas, et serait contre productif.

N’oubliez pas que l’objectif est de mener à bien, peu à peu, et pas à pas, un nettoyage de tous ces petits riens qui vous gâchent un peu la vie, pour avoir de l’air et du temps pour construire vos rêves (si vous n’en avez pas encore ne vous inquiétez pas, ça viendra avec votre découverte de vous même).

– j’arrête d’acheter un pantalon / des chaussures / une chemise / une robe…. s’il ne me convient pas vraiment (taille, couleur, coupe…) et je me fais confiance ! Soyez bienveillant envers vous-même, si quelque chose ne vous convient pas, n’achetez pas ! Même si ce n’est pas cher, ou presque comme vous voulez ! On peut faire une exception si vous vous retrouvez en short au Danemark en hiver, et qu’il ne reste plus qu’une doudoune marron taille XXL alors que vous faites du 36….

Sortir de la société de consommation à outrance pour avoir des vêtements (et objets) qui nous sont nécessaires, mais qui nous rendent heureux. Vous n’êtes pas obligés d’avoir une paire de bottes noires si vous rêvez de bottes à motifs… Acheter moins mais mieux. Un lot de 3 ne vous sert à rien si vous avez besoin d’un seul tee-shirt. Et -70% sur quelque chose dont vous n’avez pas besoin, c’est toujours de l’argent de perdu…

– j’ose dire à ma coiffeuse / mon coiffeur / mon mari / ma femme / ….que je veux changer de coupe / couleur…que je n’aime pas ma coupe habituelle…que j’ai envie de changement

Je m’autorise à tester ! Quand on a l’habitude de « faire avec », ce n’est parfois pas si simple de savoir qui on est vraiment, ou ce que l’on veut (et c’est vrai pour notre personne, notre maison, et parfois notre entourage !). J’ai le droit d’essayer, d’aimer ou pas, de changer d’avis, et de réessayer !

– j’achète des feutres si j’ai envie d’écrire ou de dessiner avec. J’arrête de me contenter de crayons de couleurs ou de stylos bille si je rêve d’autre chose ! Je choisis du papier de couleur, j’ose sortir des conventions et du gris standard !

– je peux faire du dessin / de la musique / du sport / des échecs / de la philo… dans une association, dans un club… je peux choisir des activités qui me nourrissent et m’emplissent de joie

– je peux arrêter d’écouter les informations à longueur de journée, de vivre dans le gris ambiant, et la peur du lendemain – je regarde les initiatives qui marchent, les projets enthousiasmants à côté de chez moi

– je mange ce que j’aime – j’arrête de me forcer à manger des haricots verts (ou ce que vous voulez) parce que c’est bon pour la santé / qu’on en a dans le jardin ou que c’est comme ça – retrouvez le plaisir de manger, un moment de partage et d’attention mutuelle, de découverte des goûts et des attentes de chacun – et ne vous arrêtez pas à « je ne veux pas », proposez, accueillez les propositions qui sont faites, là aussi, testez et choisissez

Et je souris. Je me donne des occasions de sourire dans la journée, mon fond d’écran, une fleur au milieu des pavés, une scène inattendue.  Et je profite des occasions. Je me crée des petits plaisirs, des petits bonheurs, qui viendront nourrir l’enthousiasme et l’énergie dont j’ai besoin pour réussir à enlevant tous ces à peu près de ma vie.

 

Les « ça ira bien comme ça » et leurs équivalents dans notre vie (= ceux qu’on peut identifier facilement mais qu’on ne sait pas forcément régler)

On arrive, après toutes ces « petites choses » plus faciles à régler, dans les contraintes plus importantes. Les envies d’ailleurs ou d’autre chose. Toutes celles dont on rêve, sans savoir s’il s’agit d’un objectif ou d’une illusion irréalisable…

– je rêve de changer de vie, de maison ou de « famille »… tout cela peut être un chemin de vie. Il ne tient qu’à chacun de nous de le réaliser, et de transformer le rêve en objectif. Mais avant de tout lâcher et de partir à l’autre bout du monde,  prenons un moment pour identifier le problème réel derrière ce besoin.  Si je ne m’aime pas comme je suis, partir à l’autre bout du pays ou du monde n’y changera rien. Si je ne peux pas accepter ce qu’on me donne, changer de compagne / compagnon ne résoudra pas le problème.

– j’ose laisser de côté (donner ou vendre), des choses qu’on m’a données ou offertes, et qui ne me conviennent pas. Je remercie ces objets pour l’aide qu’ils m’ont apporté, j’apprécie le geste si c’était un cadeau, je me remémore les mémoires si c’est un héritage… Là aussi, je peux choisir de laisser de côté des choses. Ce n’est pas abandonner ma grand-mère que de donner le plat qui ne me sert pas. Ma mémoire et mes souvenirs d’elle ne sont pas liés à ce plat. Je m’approprie les mémoires, sans porter le poids du passé.

– je m’accepte physiquement pour oser prendre ma place et trouver des vêtements qui me conviennent. Car acheter un vêtement à notre taille, ce n’est pas juste une histoire de budget, c’est aussi mettre en valeur qui nous sommes. Car nous sommes de belles personnes, et nous avons besoin ou envie d’un écrin qui nous ressemble. Ça peut être un travail long, parfois douloureux, pour atteindre cette acceptation.

– en attendant de pouvoir changer de logement ou de travail, je m’interroge sur ce qui ne me plaît pas, en cherchant une réponse détaillée pour savoir comment améliorer la situation actuelle en attendant. Est-ce que c’est un problème d’environnement, de communication, de positionnement… Prendre le temps de se poser des questions pour savoir comment agir. Vous ne pouvez pas changer votre collègue insupportable, mais ce que vous pouvez changer, c’est votre manière de lui répondre et de gérer la situation.

 

Les « ça ira bien comme ça » et leurs équivalents dans nos ressentis (= ceux qu’on ne sait pas identifier ou régler)

– je sens bien que quelque chose ne va pas dans ma vie, mais quand je regarde objectivement, rien n’est vraiment visible. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problème, mais simplement que la reconnaissance du problème est déjà douloureuse pour nous. Dans ce cas là, une aide est bienvenue. Cela peut être un travail sur l’intelligence émotionnelle, pour accéder aux sensations et aux émotions, un travail avec un thérapeute, un coach ou un accompagnant. L’important sera toujours d’avoir confiance en la personne que vous allez voir. Choisir un guide pour nous aider sur ce chemin, c’est à la fois une promesse et un accueil bienveillant. Soyons souples et à l’écoute de nous-mêmes. Nous pouvons avancer pas à pas, et voir au fur et à mesure ce que nous ressentons. Nul besoin de faire un plan quinquennal de développement personnel. Si vous savez où vous serez dans 3 mois, vous avez de la chance, pour ma part, j’évolue jour après jour, et je me laisse porter par les rencontres et les opportunités.

– je prends conscience de l’effet miroir (seul(e) ou à l’aide d’un accompagnant). L’effet miroir, c’est le fait que l’extérieur (notre environnement, notre famille, notre espace de vie ou de travail…) nous renvoie des informations de l’intérieur. Tout ce qui me heurte / choque / blesse… à l’extérieur vient appuyer sur un point sensible à l’intérieur. Si je suis sensible à l’injustice faite aux autres, j’ai de grandes chances de trouver des injustices que je m’inflige à moi-même… Et en changeant ma manière de faire et mon regard envers moi-même, je changerai mon regard envers les autres. Le bon sens pour changer les choses, ce n’est pas de l’extérieur vers l’intérieur, mais de l’intérieur vers l’extérieur. Si je suis en paix avec moi-même, j’ai un regard différent sur le monde. Cela ne veut pas dire que je n’ai pas de problèmes, cela veut dire que j’en ai connaissance, que je les accepte et que j’agis pour les régler.

 

Pour conclure – Eviter les approximations dans notre vie

Le dernier conseil de cet article est celui qui résume tous les autres :

Si j’ai un inconfort ou un problème, il y a 2 catégories : 1) ceux que je peux régler ou sur lesquels je peux agir (à qui j’envoie mes candidatures par exemple) et 2) ceux que lesquels je n’ai aucune prise (vont-ils accepter ma candidature ?).

Alors je décide d’agir sur ceux de la catégorie 1, j’ai des moyens d’action et des choix. Et je laisse le reste de côté. Je ne perds pas de temps à vouloir agir là ou je ne peux pas le faire… et vous verrez que rien que ça nous permet de régler une bonne dose de petits « ça ira bien comme ça »…

 

Si vous avez des questions, des points à éclaircir, n’hésitez pas à me laisser un message !

Yllae Harmonie éviter les approximations

 

Crédits photos : Yllaé Sandrine Besson

 

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