La communication intuitive

La communication intuitive

J’ai découvert il y a quelques semaines sur le site de Lulumineuse que je suis régulièrement des ateliers sur la communication animale. L’idée m’a interpellée, et j’ai lu les explications attentivement, avant de faire les exercices proposés.

Deux d’entre eux m’ont particulièrement parlé, et apporté des réponses importantes et un nouvel éclairage, je vous en reparlerai un peu plus loin. D’autres cependant, m’ont demandé plus d’efforts, et je n’ai fait que toucher la surface de cet outil.

Cependant, au premier abord, je ne savais pas trop quoi faire de cette expérience. J’avais bien compris l’intérêt de cette communication animale, et les ateliers étaient à la fois clairs, ludiques et intéressants. Malgré tout, j’avais senti qu’il me manquait une connexion, que je ne savais pas exactement à quelle place la mettre dans mon fourre tout d’expériences variées et diverses, ni à quoi la relier exactement.

J’ai donc noté mes impressions, et les 2 expériences que vous trouverez à la fin, avant de les laisser de côté, en attendant le moment propice, l’idée, le lien qui se ferait un jour et qui m’éclairerait une nouvelle fois sur ces phénomènes extraordinaires qui nous entourent et que je découvre avec émerveillement.

L’idée est arrivée hier, et je profite d’un moment de libre pour la partager avec vous, car elle est belle et importante. Ce qui est appelé communication animale dans ces exercices, c’est quelque chose que j’ai déjà expérimenté, et sans doute vous aussi, mais que j’appelle pour ma part communication intuitiveIl s’agit du lien qui se fait avec un autre être vivant lorsqu’on oublie notre cerveau droit, notre logique, notre raison et tous ces mots qui nous encombrent l’esprit pour utiliser notre cerveau droit, celui de l’intuition, d’une reliance à une sagesse plus profonde et universelle. Celui qui utilise tous nos sens pour comprendre le monde qui l’entoure, et pas seulement les mots d’une langue que mes voisins ne parlent pas.

Notre cerveau droit ressent ce qui se passe autour de lui. Il a pour se faire des outils formidables. Nos 5 sens physiques tout d’abord, la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat, le goût. Des outils universels que possèdent tous les êtres vivants. On dit souvent que la musique est universelle, tout comme la cuisine, ou l’idée du beau…

Notre cerveau droit vit dans un univers où tout est relié, et où tout communique.

Là où les choses se gâtent parfois, c’est lors de la transition nécessaire avec notre cerveau gauche, pour mettre en mots et en pensée consciente ce que nous avons ressenti. Ce lien a été mis en évidence pour moi lors d’une présentation de Robert Dupré, ergothérapeute, sophrologue, praticien « touch for health », do in et sexologue. Il a parlé de sa longue expérience auprès des enfants en difficulté, et en particulier des dyspraxies. C’est un terme que je ne connaissais pas, mais son explication d’une liaison défaillante entre les 2 côtés du cerveau, celui qui oriente et celui qui réalise, et du travail supplémentaire nécessaire pour réaliser chaque geste, même les plus simples, a été le maillon qui me manquait.

Car c’est de cela dont je souffre. Un déséquilibre entre mon cerveau gauche, extrêmement présent, attaché à la raison, la logique, l’ordre, l’organisation, pressé et stressé, et mon cerveau droit, serein, conscient de l’infinité de l’espace et du temps, en paix et imprégné de l’instant présent.

C’est aussi cela qui fait que dans certaines circonstances ou certains exercices, le contact est si facile avec la communication intuitive. Il m’est déjà arrivé de voir quelqu’un pour la première fois, et de sentir, profondément, qui il ou elle est. C’est une sensation qui peut être décalée dans notre monde moderne,  car cette perception intuitive est profonde, d’âme à âme, et pendant ce temps, je n’observe ni la coupe de cheveux, ni la tenue vestimentaire ou la couleur des yeux de la personne. Ce qui fait que mon compliment sur une nouvelle coupe de cheveux peut avoir quelques semaines de retard… mais que je reconnais cette personne, même si j’aurai du mal à la décrire physiquement.

Je travaille depuis longtemps déjà à réduire ce déséquilibre, et à proposer une nouvelle harmonie à mes deux cerveaux, le droit et le gauche, pour profiter au maximum de leurs extraordinaires possibilités. C’est un travail de longue haleine, car il faut pour cela rassurer mon cerveau gauche, celui qui régit ma main droite. Lui faire oublier les peurs, les statistiques, les chiffres… Car c’est à lui de laisser de la place. Notre cerveau droit, celui qui régit notre main gauche ne prendra jamais la place de force. Ce n’est tout simplement pas dans sa nature. Il fait avec « ce qui est ». Il prend la place qu’on lui laisse. Il arrive chez certains, que ce soit lui qui ait toute la place, mais ce sera toujours parce qu’on la lui aura laissée…

Si cela m’intéresse autant, c’est que je sais, consciemment, que cet outil est nécessaire.

La communication intuitive, c’est ce qui nous rapproche des autres, le lien avec le vivant, au-delà des barrières construites de toute pièce, les langues, les frontières, les cadres et la rigidité.

Echanger avec ceux qui ne parlent pas, quel cadeau !

Entendre tous ceux qui n’ont pas la parole.

Ressentir leur vision du monde, écouter leurs enseignements, et en sortir grandi.

Parce que nous aurons laissé nos jugements et nos peurs à la porte, et que nous ne garderons que la bienveillante expérience, et le partage d’être à être…

Pour terminer cet article, je vous partage la mise en mots (de mon cerveau gauche) de deux expériences de communication intuitive (de mon cerveau droit). Pour le premier, le choix était laissé entre une communication avec plusieurs animaux, et c’est Fidgie, une chienne, qui m’a accueillie pour ce voyage.

Communication animale – 01/03/2018 – Fidgie

« Je t’accueille ici. Viens sentir les éléments, les vibrations. Tu as vu la clairière, le ciel bleu, le soleil. Abandonne maintenant ta vue, et viens ressentir avec moi, au plus profond de toi, la simplicité de la certitude de la vie.

Sens comme mon ventre offert est posé sur la terre. Sens-tu l’herbe ? Les cailloux ? Ma peau et mes poils sont plus épais que les tiens, et je sens à peine ce qui te blesserait. Reçois le soleil et le vent sur mon dos. Accueille cette chaleur qui nous traverse pour inonder la terre. Tu es bien installée ?

Alors plonge plus loin avec moi. Sens la vie de cette terre. Les élémentaux qui sont autour de nous, sur nous, sous nous. Voit leur ordre désordonné et logique, leur joie, leur plaisir. Suis les chemins pétillants de malice, plonge avec les racines au cœur de ce foisonnement. La vie est immense, inépuisable, et ici. Loin de vos couches isolantes, je sens sa vitalité. Laisse toi envahir par cette certitude, détends toi profondément, relie toi à nous. Fais l’effort de creuser au-delà du visible et de l’artificiel. Retrouve le contact avec la terre. Ouvre des passages dans vos bâtiments pour nous laisser accéder à vous, à nouveau. Laisse-nous régénérer ce qui t’entoure. Les germes sont là, ils ne demandent qu’à fleurir. »

Pour le deuxième exercice que je souhaite partager, il était proposé de contacter un ensemble animal, de laisser venir celui qui se présenterait. Je n’attendais pas les fourmis, mais ce sont elles qui ce sont présentées, et après ce voyage, je sais que c’était l’enseignement dont j’avais besoin à cet instant. Merci à elles et à Fidgie pour leur accueil.

Communication animale – 06/03/2018 – Se relier à un ensemble : les fourmis.

« Si tu veux faire notre connaissance, tu dois nous accompagner. Ne pas t’asseoir à côté de nous, mais nous suivre dans notre incessant ballet. Pourquoi nous reposer ? Nous ne sommes pas fatiguées. Nous allons à notre rythme. Il est adapté à notre charge, notre morphologie, il n’y a pas d’erreur. Une dent de cachalot ne pousse pas dans la bouche d’un mulot. Nous connaissons l’importance de notre travail, et nous sommes là pour le faire, ici et maintenant. Il ne nous sert à rien de rêver à être un aigle ou une taupe. Cela ne nous aide pas à être mieux ici et maintenant. Je sais utiliser mes pattes. Je vois ce que j’ai à voir. Je connais mon corps et mes capacités. Ce que je ne peux pas faire sera fait par les autres, sans drame et sans jugement. Avec efficacité. Je prends ma part. Elle peut être plus grande ou plus petite que les autres, peu importe, demain ce sera l’inverse. Je m’adapte. J’observe. Je vis. Cela c’est l’une de vos empreintes. Un cratère gigantesque pour nous. Lorsque vous êtes connectés, nous dévions notre route pour éviter la vôtre. Lorsque ce n’est pas le cas, nous voyons votre force brute trop tard, et nous finissons écrasées ou blessées sous vos semelles. Ce n’est pas une belle mort, même pour nous, mais nous l’acceptons. Nous profitons de chaque mètre carré disponible pour vivre et éviter les regrets du dernier moment. Je sais pourquoi je vis, et quelqu’un prendra la suite lorsque j’aurai fini mon tour de piste… »

 

Crédit photos  : Pixabay, montage Sandrine Besson, Yllaé

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