Ma rencontre avec Géronimo

Ma rencontre avec Géronimo

J’aurai pu intituler cet article, comment Géronimo m’a permis de me rencontrer moi-même…

Car c’est cela qui est derrière cette expérience à la fois inconfortable et intense. Mais je vais reprendre l’histoire du début pour que vous arriviez à me suivre.

Il y a  environ un an, j’ai participé à un salon du bien être près de chez moi. Je démarrai mon activité de consultante en Feng Shui, et j’avais besoin de me faire connaître. Il y a eu peu de visiteurs à ce salon, mais cela m’a permis de nouer des liens avec d’autres thérapeutes et accompagnants sur le chemin du développement personnel. Véronique en faisait partie. Son parcours personnel l’a amenée à travailler avec les chevaux, et à proposer un coaching aidé par les chevaux.

A ce moment là, j’ai trouvé son parcours très intéressant, et son contact chaleureux, mais nous n’avions pas eu l’occasion de nous revoir jusqu’à cet automne. Là nous avons participé toutes les 2 à un atelier Créavie animé par Marie Noëlle Guyot, et cela nous a donné envie d’aller plus loin. Nous avons donc eu un échange de bons procédés. J’ai réalisé son analyse de personnalité Ba Zi, et elle m’a accompagnée pour une séance de Théra Cheval. Et c’est de cette séance dont je souhaite vous parler aujourd’hui.

Lorsque je suis partie de chez moi pour ce rendez-vous, j’étais pleine d’une énergie de joyeuse anticipation. C’était un matin froid, 1°C au thermomètre. J’avais préparé des vêtements confortables et qui ne craignaient rien en prévision de cette matinée, mais j’ai dû ajouter quelques épaisseurs vu la température…

Peu importe. Le ciel est clair, ce sera une belle journée.

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas préparée pour une journée au grand air, dans le froid ou l’eau et surtout au contact des animaux. Ma grand-mère avait une ferme, quand j’étais plus jeune, je faisais de l’aviron été comme hiver, et nous avons eu un gros chien à la maison pendant longtemps, mais depuis sa mort, ça fait quelques années que je suis devenue plus « citadine » et à moins avoir à me soucier des éléments climatiques…

J’arrive au lieu de RV. Un grand chien m’accueille. Je retrouve déjà ce contact avec la nature et les êtres qui vivent au présent. Il ne s’inquiète pas de ce que j’ai fait hier ou de ce que je ferai demain. Je suis là, ici et maintenant, et il attend de voir si j’accepte son accueil bourru, encombrant et au combien chaleureux. C’est là, je m’en rends compte aujourd’hui en vous racontant cette histoire, que j’ai commencé la descente vers ce moi m’aime profond, ancré, et en contact avec tous les êtres vivants.

Véronique est là, souriante, accueillante, observatrice déjà des premiers signes pour comprendre ce qui m’amène chez elle à ce moment là.

Lorsque nous entrons dans le champ où se trouvent les chevaux, j’ai à peine le temps de les voir qu’un museau me pousse le bras. Ce n’est pas encore l’un des chevaux, mais un de leurs cousins à 4 pattes qui me pousse un peu plus à retrouver le contact avec sa fourrure, à profiter de l’instant, à être ici et maintenant.

Lorsque je relève les yeux, Véronique a déjà vu que Géronimo m’attend aujourd’hui. A ce moment là, je le vois pour la première fois, je ne connais pas encore son nom. C’est un cheval blanc, qui me semble loin dans le champ. Il est face à moi, immobile. Il attend que je prenne conscience de cette évidence.

Lorsque Véronique me laisse faire connaissance avec les chevaux, je me retrouve un peu perdue dans ce champ. Je sais qu’elle n’est pas loin, qu’elle observe ce qui se passe. A cet instant, je n’ai pas peur des chevaux, j’ai une espèce de frayeur de « bienséance ». Je vois bien que les 2 autres chevaux, Rubis et Grisou, Véronique m’apprendra leurs noms plus tard, ne s’intéressent pas à moi. Ils broutent tranquillement, Rubis à ma gauche, un peu plus loin, et Grisou à ma droite, encore plus loin. Malgré tout, j’hésite. Dois-je avancer droit vers ce cheval blanc qui m’attend, en ignorant les autres, ou dois-je faire un petit détour pour les saluer avant d’aller vers lui….Un vrai dilemme que j’essaie de résoudre en avançant doucement, et en observant ce qui se passe.

Grisou continue de brouter, imperturbable et imperméable à ce qui se passe autour. Mais mon dilemme finit par interpeller Rubis, qui vient m’aider. C’est lui qui était le plus près de moi. Au fur et à mesure que j’avance, il avance aussi, en s’approchant un peu, mais je comprends bien à ce moment là, qu’il m’aide à franchir la distance qui me sépare de Géronimo. D’ailleurs, peu à peu, Géronimo s’approche aussi. Je sens vraiment un coup de pouce de Rubis sur ce chemin que je m’apprête à prendre et que déjà mon mental tente de repousser avec des hésitations.

Véronique s’approche pour m’expliquer la suite de la séance, et me donne le nom de ce cheval, Géronimo. En les voyant s’éloigner juste devant moi, je trouve qu’il porte bien son nom. Je vois les plumes d’une coiffe indienne et la liberté des grands espaces l’accompagner.

J’ai choisi de le brosser. Véronique propose cette étape, à chacun de décider. Je sens bien que mon mental essaie de résister, mais je sais que je dois le faire. C’est une étape importante, le premier pas pour agir. Car c’est à moi de choisir quelle brosse utiliser, en fonction de ses besoins et des miens, et comment le faire. Un premier test. Le choix de la brosse est évident. Celle-ci est trop douce, celle là trop dure. C’est celle là qu’il faut. Au moment du brossage, je sens qu’il faut que j’utilise la brosse, mais aussi mes mains. J’ai besoin de ce contact direct avec lui. J’ai oublié ça. La douceur du poil. La chaleur du corps. Les muscles qu’on sent sous la peau. Je sens que ce moment me pose. Je suis là.

Et nous partons en promenade. Je tiens la longe de Géronimo, et Véronique est à côté ou derrière et observe ce qui se passe.

Au départ, tout va bien. Nous avançons. Géronimo a la tête à côté de moi, il regarde droit devant, je sens sa présence, si forte et si légère, à sa place. Cette première partie est confortable. Je sens la joie de la présence, la certitude que tout va bien, je profite du moment présent.

Il y a quelques alertes, Géronimo regarde à droite ou à gauche. Il est distrait. Il s’arrête pour brouter. Au départ, rien de catastrophique. Je me recentre, et on repart. Et puis Véronique me demande d’ajouter des variables à la promenade, des arrêts programmés, des ½ tours… Et là je sens clairement, à l’intérieur, une sorte de panique. « Je ne sais pas faire ça ». « Je ne sais pas comment faire ». Avec la résultante immédiate de mon mental qui prend les rênes. « Je gère ». « J’ai déjà fait ». « Je connais toute la théorie ». « Reste là, je m’en occupe ». On était repartis pour quelques pas avec Géronimo, qui s’arrête aussi sec.

Là commence la partie inconfortable du trajet. Celle qui travaille vraiment. Celle qui nous pousse à aller plus loin. Celle qui nous sort de notre zone d’aisance. Car dans une discussion, notre mental s’en sort bien. Il arrive à nous faire douter. Il réussit à nous arrêter avant qu’on aille trop loin pour mettre en danger sa suprématie. Mais là, face à un cheval de cette taille, rien n’y fait.

Premier recentrage, on repart pour quelques pas, je me dis « c’est bon, j’ai trouvé », et là Géronimo s’arrête de nouveau. Je refais la manœuvre, aucun effet. Je vais chercher un peu plus loin en moi pour trouver une autre méthode, on fait 3 pas, et il s’arrête de nouveau. Pour de bon.

J’ai beau refaire mes exercices de recentrage, respirer, me détendre, sentir mon corps… Géronimo ne bouge pas. Je repasse en revue tout ce que Véronique m’a dit, ce que j’ai senti… l’ouverture, la lumière, les mouvements déliés… Même pas un mouvement de tête…

Je me concentre sur le présent, je l’entends qui mâche bruyamment à côté de moi… la joie est là… je sens le soleil, le vent, le bruit des feuilles et des oiseaux, et Géronimo qui mâche, consciencieusement et régulièrement. Il est là, juste à côté de moi. Je peux m’éloigner, avancer, reculer, il ne bouge pas. A ce moment là, le petit calimero qui sommeille en moi est en plein boum« je ne sais pas faire », « je n’y arriverai jamais », « j’ai tout essayé »… Je sais que Véronique est là. En cas de besoin. Elle est intervenue tout à l’heure quand j’ai dit « j’ai besoin que tu m’aides ». Je m’adressai à Géronimo, mais comme je l’ai fait à voix haute, c’est elle qui a répondu. J’ai gagné quelques pas… Mais je sais aussi que si je ne trouve pas la solution, si je l’appelle au secours, je n’aurai toujours pas compris. Je repartirai avec mes questions et mon incompréhension.

A ce moment là, j’ai une petite voix qui arrive à se faire entendre, et qui me dit « tu n’as pas tout essayé, sinon tu aurais une solution ». C’est dur à entendre quand on est convaincu d’avoir fait des efforts, mais je sais que c’est vrai. Au fond de moi, là où se trouvent la sérénité et la paix, je sais que c’est vrai. Et comme je ne veux pas renoncer, comme je suis venue là pour avancer, je me remets à chercher. Et je repense à ce que Véronique m’a dit au moment du brossage. « Pense à ce dont tu as besoin ». Ça semble idiot. A quoi ça va me servir pour faire avancer un cheval ?!

Malgré tout, au point où j’en suis, autant essayer. Je prends un moment pour me poser, et savoir de quoi j’ai besoin à cet instant. La réponse est claire, imparable, évidente « un gros câlin ». Bon. Ici, il y a moi, Véronique et Géronimo. Pour le « gros » câlin, c’est Géronimo, c’est évident. Je m’approche de lui, et je pose ma tête sur son dos, en l’entourant avec mes bras. Je le sens qui continue de brouter, il n’a même pas levé la tête, mais il est resté là.

Consciemment, je ne sais pas pourquoi j’ai besoin d’un câlin. Peu importe, je le prends. Et là je sens une énorme vague de tristesse passer. Je sais qu’elle vient de moi. Je la reconnais. Je pensais qu’elle était déjà partie, mais je n’avais fait que la révéler. Là je la sens partir. C’est fort, épuisant, et nécessaire. Car au moment où elle part, et où je me relève, je sens une ouverture se faire au niveau de mon bassin, et Géronimo repart.

Ce que j’étais venue chercher chez Véronique, c’était l’ouverture entre mon corps et mon esprit, entre mon mental et ma conscience. Et ce que j’ai trouvé, c’est la place de chacun. De connaître physiquement les sensations liées à chaque état, cerveau logique / cerveau intuitif, et de pouvoir passer de l’un à l’autre comme je le souhaite, et pas par hasard suivant les éléments extérieurs

Ce qui est drôle, c’est que quelques jours plus tard, lors d’un nouvel atelier avec Marie Noëlle Guyot, elle nous a parlé de la nécessité de l’inconfort. De son utilité pour nous aider à avancer et à nous dépasser, de l’importance de le transmuter. Et ce jour là, j’avais bien conscience de ce qu’était l’inconfort, et de son utilité !

Aujourd’hui, je continue d’intégrer cette séance, car c’est un travail à long terme pour moi, mais j’en sens déjà les effets.

Yllaé thérapie cheval Géronimo

Si vous souhaitez en savoir plus sur Véronique et son travail avec les chevaux ou sur Marie Noëlle et sa méthode Créavie sur les 5 éléments (Terre, Eau, Feu, Air Espace), cliquez sur chaque lien. Merci à elles !

 

Photo : Pixabay

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