RESOUDRE NOS PROBLEMES – 2 Regarder les mots derrière les maux

RESOUDRE NOS PROBLEMES – 2 Regarder les mots derrière les maux

Introduction – Ce que nous disent nos maux

J’ai découvert il y a déjà des années que les bobos, maux et maladies qui nous arrivent sont des messages de notre âme. Ma mère m’avait acheté (merci maman !) lorsque j’étais au lycée les livres de Michel Odoul « Dis moi où tu as mal et je te dirai pourquoi » qui m’ont suivie longtemps (et que je consulte encore).

C’étaient mes premiers pas dans la compréhension d’une dimension encore souvent trop ignorée de tous ces problèmes physiques qui nous assaillent en permanence.

Depuis ces premiers pas, j’ai continué à avancer dans la découverte de ce fonctionnement à la fois individuel et tellement universel de la douleur, et des informations qu’elle nous donne sur ce que nous traversons. J’ai testé des médecines complémentaires, d’autres approches, d’autres manières de voir les choses. Tout cela a suivi mon évolution personnelle, les difficultés traversées, les douleurs récurrentes (chez moi elles avaient pris la forme de l’endométriose), et ce poids qui reste suspendu au dessus de nos têtes lorsqu’on est soumis à une douleur aléatoire, dont l’origine n’a pas été détectée par la médecine allopathique.

A l’époque, je me rappelle de plusieurs médecins, me disant, devant les résultats d’examens non concluants, « c’est psychologique ». Je ne sais pas s’ils avaient conscience à ce moment là (ou encore aujourd’hui) de la profonde vérité de cette affirmation. Car oui, tout problème physique est un appel à l’aide de notre âme qui n’arrive plus à gérer un déséquilibre installé parfois depuis longtemps. Elle utilise alors notre corps pour attirer notre attention et nous motiver à régler le problème. C’est en quelque sorte une grève reconductible de nos organes, cellules ou autres muscles pour nous forcer à agir.

Le problème des médecins qui m’assenaient cette vérité, c’est qu’ils s’arrêtaient là, comme si je sortais de leur champ de compétence, et que ce n’était plus leur problème. Ne comprenant pas cette attitude, mais ne sachant pas ce que je pouvais attendre d’autre, j’ai cherché. Ailleurs, autrement. Et cet article est le fruit de ce cheminement.

Car s’il est sain de connaître ses limites et de savoir dire « je ne sais pas », il est encore plus sain de prendre en compte la personne qui est en face de nous. De lui parler, de l’écouter. Ses douleurs sont réelles, et elle cherche une solution. Alors si vous ne l’avez pas, ce qui est possible et c’est tout à votre honneur de le reconnaître, prenez la peine de l’orienter vers quelqu’un d’autre ou une autre technique.

 

Ce que nous disent nos maux – L’extérieur

Comme pour l’effet miroir,  la facilité dans les maux, maladies et désagréments physiques qui nous empoisonnent la vie, c’est d’accuser l’extérieur.

La pollution, la nourriture, les pollens, les virus, les vaccins (ou leur absence) en fonction de votre sensibilité…

Le constructeur ou l’architecte qui a mal conçu l’escalier dans lequel vous êtes tombé, l’entreprise qui a rendu le sol glissant en le nettoyant…

L’hérédité aussi. Mon père était comme ça, mon grand père aussi, et puis ma tante, mon arrière cousin et le neveu du fils de….

C’est effectivement notre premier réflexe. Ce qui m’arrive vient de l’extérieur qui m’agresse et m’empêche de vivre la vie idéale dont je rêve. C’est facile. Je m’exonère de toute responsabilité. Je dois faire avec. Je n’ai pas le choix.

Mais c’est aussi douloureux. Car si c’est l’extérieur qui est responsable de cette douleur, cela veut dire que je dois attendre que la solution vienne aussi de l’extérieur. Je ne peux rien faire d’autre que supporter cette douleur, la regarder croître et s’amplifier, et sentir ce nuage sombre occulter peu à peu l’horizon, malgré les médicaments, l’aide ou le soutien que je peux avoir. Garder cette menace, là, présente, jour après jour, est épuisant. Cela mobilise une bonne partie de nos capacités de vie pour gagner une miette de survie, une illusion de progrès.

 

Ce que nous disent nos maux – L’intérieur

Lorsqu’on a envie de faire bouger les choses, de prendre notre vie en mains, d’agir, la première chose à faire est d’accepter de regarder ce qui, à l’intérieur de nous, appelle une réponse.

Ce n’est ni facile ni rapide, mais c’est le seul chemin possible vers un mieux être réel et durable. Cela ne veut aucunement dire qu’il faut arrêter les médicaments ou ce qui nous soulage en attendant d’avoir défait tous les nœuds de cette pelote que nous traînons depuis notre naissance. Cela veut dire que plus nous allons travailler sur le problème, et plus nous allons alléger ce nuage noir qui nous surplombe et nous coupe de la lumière.

Que, peu à peu, nous allons retrouver un peu d’énergie à utiliser dans d’autres domaines de notre vie. Et que, quelle que soit la difficulté du chemin, nous allons prendre confiance en nous, à mesure que les douleurs s’espaceront.

Il faut cependant être prêt pour les rechutes. La solution sera rarement linéaire et indolore. Lorsque la douleur s’estompe et que l’espoir renaît, c’est comme le réveil d’une nuit sans fin. Le soleil brille à nouveau pour nous, et nous le souhaitons éternel. Mais la douleur revient toujours. Car nous ne cessons pas d’être vivants pour nous retrouver dans un monde hors du temps où tout serait parfait et où nulle douleur ne referait surface.

C’est à ce moment là qu’il faut être vigilant. Car le retour de la douleur après l’espoir, c’est terrible. Notre mémoire nous rappelle toutes les fois où cette douleur a été présente, et combien cela est difficile à supporter. C’est là que vous aurez besoin de toute votre force pour contrer ce poids du passé et du futur en gestation en vous concentrant sur le présent.

Vous savez que cet instant est unique. Il est différent de tous les précédents, ainsi que de ceux qui viendront ensuite. Il ne sert à rien de ressasser le passé, ou de craindre le futur. Il s’agit de regarder le présent, le plus sereinement possible, pour supporter cette douleur, avec l’aide de médicaments si c’est nécessaire, mais en sachant que vous avancez sur le chemin pour améliorer les choses. Peu à peu. Au rythme qui vous convient.

Car l’important c’est cela. De ne plus attendre sans rien pouvoir faire que les choses changent de l’extérieur. Et au contraire de savoir que vous mettez tout en œuvre pour agir et modifier le cours des choses.

 

Ce que nous disent nos maux – Comment l’utiliser

La première chose à faire est de trouver le ou les livres qui vous correspondent et qui vous aideront à trouver les informations, les clés et les outils dont vous aurez besoin.

Pour ma part, j’utilise toujours les livres de Michel Odoul, mais j’ai 2 autres outils que j’affectionne particulièrement : « Jin Shin Jyutsu, l’art de revitaliser et d’harmoniser le corps, les émotions et le mental par le toucher », d’Alice Burmeister et Tom Monte, ainsi que « Le Grand dictionnaire des maux et des maladies » de Jacques Martel, mais ce ne sont que quelques exemples parmi tout ce qui existe.

Je vous conseillerai cependant toujours de faire plus confiance à un livre ou une méthode qui vous est recommandée par un ami ou quelqu’un en qui vous avez confiance, que de vous fier aux publicités vantant telle ou telle méthode révolutionnaire. Et n’oubliez pas que vous êtes maître à bord, et qu’il est tout à fait possible que ce qui a aidé votre voisine ne soit pas ce qu’il vous faut.

La deuxième étape consiste à déterminer si ce que vous avez lu correspond à ce que vous vivez, si vous sentez une résonance en vous. Si ce n’est pas le cas, soit c’est un symptôme éloigné, soit vous n’êtes pas prêt à aller voir ce qu’il y a à cet endroit. C’est aussi une forme de protection, pour être sûr que nous soyons prêts à aller chercher les réponses et à les accueillir.

Il faut ensuite sentir ce qui se passe en vous, suivant le chemin que vous avez parcouru. Soit le symptôme est clair, l’explication limpide, et vous savez quoi faire avec cette information, soit ça ne l’est pas. Dans ce cas, trouvez de l’aide pour décrypter ce symptôme. Là aussi, la variété des méthodes et des personnes est telle que vous trouverez forcément quelqu’un à même de vous épauler. Profitez des salons bien être ou des portes ouvertes pour rencontrer des thérapeutes, assister à des conférences, suivre des ateliers. Il faut que vous soyez en confiance avec la personne que vous allez voir.

Et n’hésitez pas non plus à prendre le meilleur de chaque technique au moment où vous en avez besoin. On peut être suivi en médecine chinoise et prendre du paracétamol. Ou alterner les séances d’ostéopathie et de massage Chi Neï Tsang.

 

Crédit photos : Pixabay, montage Sandrine Besson, Yllaé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.