Retrouver la simplicité du vivant au delà de la complexité de la vie

Retrouver la simplicité du vivant au delà de la complexité de la vie

L’article d’aujourd’hui est une lettre d’espoir, échange entre les différentes parts d’un être en souffrance. Notre part intuitive, immense et optimiste, que d’aucuns appellent le cerveau droit, la pleine conscience, l’intuition… et notre part logique, organisée, installée dans notre cerveau gauche, notre esprit cartésien… Toutes ces parts de nous que nous gagnons à connaître profondément pour les amener à un équilibre harmonieux où chacune a sa place, pleinement et complètement. 

Cher moi, très chers êtres, libres ou encore séparés,

Je ne sais pas par où commencer, car je ne suis pas sûr(e) de savoir quelle part de moi / de vous écrit aujourd’hui. Les parts (êtres) que je ressens ce matin ont de la souffrance, de la douleur, du découragement aussi, à voir tant d’efforts réduits « à néant », et cette impression de faire demi tour.

C’est peut être cela qu’il faut regarder ? Mettre en pratique la préservation chinoise qui conseille d’éviter un obstacle lorsque son franchissement demande une trop forte dose d’énergie qui mettrait en péril la longévité vitale. Mais quel est l’obstacle à considérer ? La confusion qui s’est installée en moi n’est pas un signe de santé. Plutôt le signe d’un bouleversement subi, désorganisé, que je n’arrive pas à gérer. Les échéances arrivent les unes après les autres, et je m’accroche à des branches qui cèdent les unes après les autres.

Intellectuellement, je sens qu’il faut lâcher et cesser de vouloir me raccrocher à ce que je connais. Mais mon intérieur est terrorisé à cette idée. C’est une peur primaire, primale, qui refuse tout raisonnement logique. Je suis arrêté(e) sur la route, éblouie par les phares, et j’attends le choc inéluctable car je ne peux pas bouger. J’ai toujours su que ça arriverait. Que ça ne pouvait pas marcher. C’est enfin là. Le trou noir, le désespoir complet, l’endroit où nulle lumière n’arrive. J’y suis. Presque. Tout va enfin s’arrêter, ça ne peut pas finir autrement. Je ne peux pas supporter cela. Je ne peux plus. Mais je ne peux pas bouger. C’est au dessus de mes forces.

J’ai tellement donné. Essayé. Tenté. J’ai gardé l’espoir quand plus personne n’en avait. J’ai entretenu la flamme. Cette petite flamme fragile. J’ai veillé sur elle. Je l’ai gardée au chaud, protégée, mise à l’abri. Aujourd’hui elle veut sortir. Je sens bien qu’elle en a besoin. Mais pour moi c’est un arrachement. J’ai vécu si longtemps pour elle, que sans elle je n’existe plus. Si elle part je disparais. Je n’ai plus de raison d’être. Tout le monde a retrouvé l’espoir depuis qu’elle est sortie au grand jour, mais moi je suis perdu(e). Je ne sais pas exister seul(e). Je ne sais pas qui je suis. J’ai peur de cette page blanche sans elle. De cette liberté dont je ne sais pas quoi faire. De cette solitude atroce.

Je suis toujours là. Je ne t’ai pas abandonné(e), je te montre le chemin de la liberté, de l’éveil, de l’unité. Ouvre grand les portes, les fenêtres, tes yeux, ton cœur et ton âme. Tu te verras parmi nous. A une place de choix, mon (ma) très cher(e) ami(e) protecteur (-trice). Personne n’a oublié ton sacrifice, mais ta récompense est de t’ouvrir à nous pour sentir notre immense gratitude qui viendra panser tes blessures. Le temps du noir et de la solitude est fini.

La lumière t’attend de l’autre côté du mur. La porte est ouverte, c’est à toi de faire un pas pour nous rejoindre. Nous t’attendons depuis longtemps. Rejoins nous, petite flamme, pour montrer ta lumière au monde. Vois comme elle est belle et comme elle est forte. Elle a surmonté tous les obstacles, toutes les peurs, tous les désespoirs. Nous avons eu besoin de cette vaillance indestructible, elle a été nécessaire pour nous sauvegarder, mais ce temps est passé. Vois comme le monde de l’unité est beau et bienveillant.

Tu y trouveras une place confortable. D’autres vont prendre le relais. Repose toi. Laisse toi adoucir, envelopper d’amour et de bonté. Accueille cet espace de réalisation. L’espace libre. Prends le temps de savourer la lumière et la douceur. Laisse toi aller. Nous te porterons quand tu seras fatigué(e). Tu as terminé ta mission isolée, profite du monde que tu as contribué à faire émerger. Belle âme, nous te remercions de ta présence et de ta vaillance sans faille.

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Visuel : Sandrine Besson Yllaé

 

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